Expo : « Les habitants des quartiers parlent aux médias »

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« Les habitants des quartiers parlent aux médias »

Une exposition photographique d’Ettore Malanca

 

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Cette exposition constitue le fil rouge d’une enquête qui a débuté en septembre 2010, avec l’appui de l’ACSE Nord-Pas-de-Calais et d’Agora FM (Alpes Maritimes). Le constat initial était celui de la méfiance généralisée, dans les quartiers populaires, à l’égard des médias. Le Nord-Pas-de-Calais n’échappait pas à cette réalité. C’est dans cette région que nous avons débuté notre enquête. A Maubeuge, le quartier des Provinces Françaises s’offusquait contre le reportage « Peur dans la cité » tourné par l’équipe de Sept à Huit (TF1). A Lille Sud, un homme nous racontait comment on lui avait ajouté une fausse barbe pour illustrer une émission sur l’intégrisme. Nous avons exploré une dizaine de quartiers populaires du Nord-Pas-de-Calais, y avons rencontré de nombreux habitants frustrés, révoltés, parfois meurtris face au traitement médiatique dont ils font l’objet. Nous avons recueilli leur analyse, leur colère et leurs revendications. Nous sommes aussi allés à la rencontre d’habitants engagés, dans le secteur associatif ou à titre personnel. Des habitants qui ont dépassé ce mécontentement pour agir et transformer un discours médiatique qu’ils ne considèrent pas représentatif de leur réalité. Ils s’en sont emparés pour le faire vaciller, pour proposer une alternative. Nous n’avons pas non plus oublié les professionnels de la pensée, de l’information ou de l’image qui réfléchissent et questionnent constamment leurs pratiques dans ces territoires. Nous avons tendu le micro à ceux qui tentent, en empruntant des chemins de traverse parfois difficiles, de parler plus justement de ces zones urbaines dites « sensibles ».

 

Sensibles, ces habitants le sont, partout en France. Dans une deuxième phase de l’enquête, nous les avons rencontrés, de Grenoble à Nice, en passant par Villeurbanne ou Marseille, ces habitants avides de politique. Avides de lien social, d’engagement, de débat, tout en rejetant les étiquettes des partis et les discours des élus. Des habitants sensibles à une information différente. Une info du quotidien, de la banalité. Une info qui décortique et analyse les enjeux d’un territoire, sans tabou mais en refusant de se contenter de clichés vendeurs. Une info qui leur donne la parole, qui remette leurs préoccupations quotidiennes au cœur de débats nationaux et d’enjeux politiques. Sensibles, ces habitants le sont, partout en France, à l’image qui leur est renvoyée par les médias. Car les clichés ont la peau dure.

Souvent, ces hommes, ces femmes, ont l’impression que leur parole, leur image leur échappe, déformée parfois, souvent incomplète. Dans chacun des quartiers de France que nous avons visités, les habitants dénonçaient le choix médiatique d’un prisme policier, solution de rapidité et de confort, ainsi qu’un suivisme de l’agenda politique. Trop peu d’immersions, trop peu d’enquêtes de terrain pour décrypter les enjeux de ces territoires.

 

Cette fracture médiatique est-elle spécifique à l’hexagone ? Retrouve-t-on chez nos voisins les mêmes questionnements, les mêmes points d’achoppement ? Nous sommes allés à Glasgow, en Ecosse, à la rencontre des habitants du quartier désindustrialisé de Govan. Laissés en marge, ils luttent pour leur reconversion professionnelle et sociale et pour une révolution des représentations. En Slovaquie, nous avons découvert un quartier qui concentre, après des années d’une politique urbaine de relégation, 6000 Roms, avec 99% de chômage. Là-bas, les aides de l’Union Européenne ne parviennent pas à endiguer leur ghettoïsation et leur discrimination. Nous avons analysé le traitement médiatique et politique des émeutes de Londres, en août 2011, un discours privilégiant l’idée d’un effondrement moral de la famille, évinçant tout mécanisme social structurel. Tous ces questionnements nous ont amenés, jusqu’en Suisse. Car c’est bien une équipe de journalistes suisses qui décidait, en 2005, de s’immerger trois mois en banlieue parisienne, à Bondy, pour comprendre les révoltes qui agitaient l’Hexagone. Refuser le reportage de guerre et le décompte de voitures brulées pour tenter de comprendre le fond des choses, de saisir les rouages sociaux d’un malaise.

 

Ni misérabiliste, ni sécuritaire, cette exposition tente de décaler les représentations, de briser le miroir déformant à travers lequel nous percevons les quartiers populaires. Pour une fois, laissons les habitants des quartiers parler aux médias…

 

Retrouvez la version PDF de l’enquête sur notre site : http://agoramiroir.e-monsite.com/

 

Présentation Agora Miroir

« Vus, lus, entendus, les habitants des quartiers parlent aux médias… »

 

Apparu au XIIIe siècle, le mot « banlieue » fait référence d’un point de vue étymologique à celui de « ban », un espace géographique et politique sur lequel s’exerce le pouvoir d’un seigneur féodal. A la suite d’une longue évolution qui débute au XIXe, ce terme de « banlieue » vient qualifier les quartiers populaires de la périphérie des grandes villes industrielles. En 1932, Ribelulo écrit dans l’hebdomadaire la Vie ouvrière : « Dans les banlieues, Par les routes interminables, Pendant des lieues, Dans un fracas épouvantable, En course vagabonde, S’étendent, Les bras de la Cité, tentacules du monde ».

Banlieue, cité, ZUP, quartier populaire, zone sensible ou prioritaire, ces territoires concentrent une population française et d’origine étrangère d’ouvriers et d’employés dans un habitat le plus souvent social. 1970, les premières émeutes urbaines éclatent en région parisienne dans la cité des 4000 à La Courneuve, puis au cours des années suivantes à Vaulx-en-Velin près de Lyon.

En septembre 1981, les affrontements dans la cité des Minguettes à Vénissieux font l’objet d’une couverture médiatique de grande ampleur. En 1980, « la montée du chômage et des problèmes sociaux qu’il engendre, un nouveau sujet s’est progressivement imposé dans l’actualité, celui des banlieues à la dérive. Les médias ont été, amenés à aborder, généralement à la suite d’incidents plus ou moins violents ou spectaculaires, le problème des quartiers dits difficiles » note le sociologue Patrick Champagne (1). A l’issue des émeutes urbaines qui ont débuté le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois, l’état d’urgence est déclaré en France le 8 novembre 2005.

Premières victimes des crises économiques et financières depuis les années 1970, les habitants de ces quartiers subissent de plein fouet les difficultés de violence, de chômage, de déscolarisation et autres problèmes sociaux. Stigmatisées et discriminées, ces populations font la une du 20 heures. Des unes qui ne sont pas de purs artefacts. Elles reposent sur une certaine réalité objective. Mais au lieu de creuser la question des processus causaux à l’œuvre, les médias restent souvent focalisés sur des représentations alarmistes des évènements, bien plus spectaculaires : insécurité, trafic de drogue, alcoolisme, pédophilie, violences en tous genres et islamisme dans un joyeux amalgame de prêt-à-penser idéologique.

Le traitement de « la banlieue » par les médias, notamment la télévision et la radio, apparaît souvent, pour ces populations visées, mais aussi pour des secteurs de plus en plus larges de l’opinion, non pas comme une approche informative de la réalité mais comme une intervention agressive qui constitue un problème de plus.

Quels sont les regards que les « banlieusards » portent sur ces journalistes, éditorialistes, experts et autres « sachant » qui, quotidiennement, les dissèquent, les jugent et portent leur parole ?

Attention, les termes « banlieusards » et « journalistes » peuvent apparaitre comme des catégories homogènes. Il n’en est rien. La mobilité résidentielle, la fréquence des mouvements pendulaires entre lieu de travail, activités de loisirs et lieu d’habitat, les disparités importantes en termes de catégories socioprofessionnelles et nationalités, selon les immeubles et les cages d’escalier tendent à montrer que « la banlieue » est loin de constituer un groupe(²). Il serait donc vide de sens de dresser un tableau de ce que « les banlieues » pensent « des médias ». Il ne faudrait pas non plus tomber dans le piège du « journalisme ». Il est évident qu’il faudra parler « des » journalismes tant diffèrent sous un même terme les pratiques, contraintes, positions hiérarchiques, secteurs d’activité. Il faut prendre conscience des transformations du fonctionnement journalistique. La montée des logiques commerciales, la déspécialisation et l’omniprésence du prisme « fait divers » qui impose une définition du problème social, celle de l’institution policière. Et parmi les médias dominants, il faut prendre conscience du poids symbolique énorme de la télévision, par sa large diffusion et sa forte capacité d’imposition de la réalité.

Comme Bourdieu l’affirmait dans La domination masculine, « la violence symbolique s’institue par l’intermédiaire de l’adhésion que le dominé ne peut pas ne pas accorder au dominant lorsqu’il ne dispose pour le penser et pour se penser ou, mieux, pour penser sa relation avec lui, que d’instruments de connaissance qu’il a en commun avec lui et qui, n’étant que la forme incorporée de la relation de domination, font apparaitre cette relation comme naturelle ».

Le projet Miroir(s) a proposé d’autres instruments de connaissance, des cadres d’expression alternatifs pour permettre de sortir les habitants des banlieues de la relation de domination médiatique et instaurer une discussion, une écoute, un respect de chacun. Donner la parole à ces femmes, ces hommes, ces jeunes, leur permettre de témoigner par l’écrit, le son et la photographie sur l’image que véhicule quotidiennement les médias à leur encontre et surtout sur la façon dont eux-même se représentent collectivement ou individuellement.

Vus, lus, entendus, les Habitants des quartiers parlent aux médias… 

  1. Le traitement médiatique des malaises sociaux – Patrick Champagne – Les Cahiers du journalisme n°2 – Déc. 1996
  2. Les médias et la banlieue – Julie Sedel- INA 2009

 

En collaboration avec les services de la Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale Nord-Pas-de-Calais (DRJSCS), il a été proposé sur une période de trois ans de réaliser un ouvrage de textes et photographies, ainsi qu’une série d’émissions radiophoniques, donnant la parole aux habitants des quartiers.

A partir de rencontres et d’entretiens individuels et collectifs organisés dans cette région avec les associations, les comités de quartiers, les structures socioculturelles, deux livrets-disques (48 pages chacun et deux disques présentant 12 émissions) ont été édités. Ils permettent de rendre compte de la façon dont est reçue, ressentie et réagie l’image des quartiers populaires véhiculée par les médias dominants. Par une série d’interviews, de portraits, d’encadrés, de photos et de réalisations sonores, il est donné à lire, à voir et à entendre – en tentant de se détacher au maximum des a priori du sens commun – les propos de ces hommes et de ces femmes et leur propre représentation de leur réalité.

Dans un style dynamique et non institutionnel, il est rendu compte d’une autre réalité médiatique. Recueil d’expériences, critiques formulées, tentatives d’analyses et perspectives constituent la ligne éditoriale de ce projet modeste dans son économie, mais ambitieux dans son objectif.

Le champ d’investigation s’étend à une série d’agglomérations en France et dans quelques pays européens. Au départ de Lille, capitale européenne de la culture en 2002, qu’en est-il de la réalité et du ressenti à l’égard des médias dans la cité des 4000 à La Courneuve, les quartiers Nord de Marseille, les HLM de la cité de Montmirail à Toulouse, celles du quartier Hautepierre à Strasbourg, à Chartres, à Amiens, dans les quartiers de l’Ariane et Saint-Augustin à Nice ? Existe-t-il des spécificités régionales ? Des actions citoyennes revendicatives ?

A l’heure de la mondialisation des échanges médiatiques, quelle est la situation chez nos proches voisins européens : Belgique, Danemark, Italie, Suisse, Espagne, Grande-Bretagne ? A l’automne 2005 – toutes comparaisons gardées – des émeutes urbaines avaient éclaté dans certains quartiers des grandes villes en Europe…Contagions ou réactions aux événements français. Etudes comparatives.

 

Descriptif :

Concernant les brochures:

D’un format 15 x 21 cm, ces brochures de 48 pages couverture comprise, A5 fermé, A4 ouvert, quadrichromie, ont été éditées en 2000 exemplaires et imprimée sur un papier couché moderne brillant 170 g. Reliée au point mousse, le choix de la qualité a été retenu pour donner envie de lire, offrir et conserver cet ouvrage. Le cd conditionné en pochette plastique est collé à l’intérieur.

Concernant la réalisation de l’exposition photographique :

Cinquante photographies prises dans dix villes du Nord-Pas-de-Calais, huit villes en France et deux villes en Europe sont présentées sous verre et encadrées. Des citations des habitants des quartiers ponctuent le parcours du visiteur.

Concernant les productions radiophoniques :

Ces émissions radiophoniques sont au nombre de huit sur le premier livret, trois sur le second. Elles constituent une carte postale sonore, témoignages réels de l’environnement professionnel et personnel des habitants des quartiers.

Outre une production spécifique de ces modules sur CD annexé au livret, ces émissions radiophoniques ont été diffusées sur les ondes d’Agora Côte d’Azur dans les Alpes-Maritimes (Grasse (94 Mhz), Nice (94.1 Mhz) Menton (88.9 Mhz)) et proposées à l’ensemble des radios associatives intéressées en France et en Europe. Elles ont également été acquises par l’EPRA, groupement d’intérêt public Echanges Productions Radiophoniques, hélas dissous aujourd’hui.

 

Les acteurs :

 

Noémie COPPIN

noemieNoémie Coppin est née à Lille. Elle y étudie la sociologie à l’Université des Sciences et technologies de 2005 à 2008. Elle passe sa licence et part un an en Irlande, à Dublin, où elle étudie particulièrement le phénomène nouveau de l’immigration auquel le pays est confronté, et les conséquences sociales et politiques que le virage implique dans la société irlandaise. Elle publiera un essai sur le sujet dans la Social and Political Review du Trinity College.

Revenue en France, elle anime une émission sur Radio Campus pour laquelle elle réalise un documentaire radio autour des sans-papiers lillois. Elle entre à l’école supérieure de journalisme de Lille à la rentrée 2008. Dans le cadre de sa formation, elle part travailler au bureau de France 2 à Pékin et exerce le mandarin qu’elle parle depuis 6 ans. Elle part aussi travailler un mois dans un quotidien anglophone à Tbilissi, en Géorgie, expérience qui confortera son attrait pour les territoires en transition, paradoxaux et médiatiquement sous-exposés.

Pour repenser l’approche médiatique sur les banlieues, en dents de scie et souvent guidée par le prisme du fait divers, elle travaille avec le recul sociologique. Une approche qu’elle développe dans le cadre de l’école auprès de Luc Bronner, spécialiste des banlieues pour Le Monde, par une série de reportages à Lille Sud.

Lauréate 2010 du « Foreign correspondant programme » à Helsinki, elle est spécialiste de la Finlande. Vivant à Lille, elle est par ailleurs pigiste occasionnelle pour Libération dans le domaine culturel.

 

Ettore MALANCA

ettoreEttore Malanca est né à Ravenne en Italie où, très jeune, il s’initie à la photographie. Il commence à travailler dans le  photojournalisme, et collabore avec les plus grands magazines Italiens. En 1975, il décide de se lancer dans la photo de publicité et industrielle. Une parenthèse qui dure huit ans. En 1983, il s’installe à Paris où il retrouve le photojournalisme (sa vraie passion) à l’agence  Viva-La Compagnie des Reporters. Deux ans plus tard, il entre chez Sipa Press pour laquelle il parcourt  la planète pendant près de  20 ans. Son travail a été publié dans les plus importants magazines (Life, Time, Newsweek, New-York Times Magazine, Paris-Match, Figaro-Magazine, Panorama, Epoca, L’Express…) A l’aube des années 2000, il quitte l’agence SIPA pour se consacrer à des projets photographiques à long terme, plus personnels et plus audacieux.

Il participe à plusieurs expositions internationales en Italie, aux USA et en France notamment dans le cadre du Festival International du Photo-journalisme de Perpignan en 1992, 1998, 2000 et au Festival de la Photo de Rouen en 1993. Expositions: Selvatico  à Cotignola (RA) Italie en 2006,   Les Tsiganes de Slovaquie a Ravenne Italie  en 2008, et sur les photographes Italiens du WorldPressPhoto a Rome  Mars-Avril 2010,  à  Artéfoto Festival de Castelli di Jesi  Ancona-Italie Mai-Juin 2010, et au Centre International de la Photographie Scavi Scaligeri Verona Italie Juin/2010.

Principaux  Prix :

  • Trophée Agena pour le meilleur reportage humanitaire en 1992.
  • Meilleur reportage de société  1992, 1993, et en 1998 au Festival de la Photo d’Angers.
  • Prix Marc Flament en 1997.
  • Prix Olivier Rebbot,  pour le meilleur reportage de l’année, décerné par l’Oversea Press Club of America et  Newsweek en  1998.
  • Pictures of the Year : Troisième Prix en 1997 et 1999.
  • Pictures of the Year : Premier Prix en 2000.
  • World Press Photo : Troisième Prix Catégorie Daily Life Story en 1998.
  • Bourse 3P en 2005 sur le travail des Tsiganes de Slovaquie

 

Stéphane GRAVIER

stephNé en Algérie, Stéphane Gravier découvre le métier de journaliste au début des années 1990 dans les Alpes-Maritimes. Autodidacte, il débute sa passion dans une radio locale associative, Agora FM, où il se forme aux techniques d’interviews et de reportages de terrain. Parallèlement, il écrit pour différents journaux dont le mensuel des activités sociales des personnels des industries électrique et gazière, le CCASinfos. Producteur et réalisateur pour la banque de programme Echanges Productions Radiophoniques, il travaille depuis plus de quinze ans sur les sujets de sociétés et de lutte contre les discriminations.

Installé à Lille depuis 2006, il travaille en freelance. En 2008, il publie « J’ai testé le SCV…voyage au cœur du volontariat en Nord-Pas-de-Calais » en collaboration avec les Directions régionales de l’ACSE et du Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports Nord-Pas-de-Calais. En 2009, il collabore à l’ouvrage « 1909-2009, Un siècle de Vie ouvrière » paru au Cherche midi.

Il est aujourd’hui rédacteur en chef de la revue de la CCAS

 

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« Solidarité Condamnée »

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Le 13 juillet dernier, Claire, Maître de Conférences retraitée, militante associative, était  interpellée par la P.A.F, en gare d’Antibes, alors qu’elle accompagnait un mineur et une jeune femme, tous deux des réfugiés, qui souhaitaient rejoindre leurs familles dans le nord de l’Europe.
Prévenue d’avoir « facilité la circulation irrégulière de deux étrangers en France » elle a comparu le 18 décembre dernier devant le TGI de Grasse.
Pour ce dernier, être solidaire de jeunes réfugiés est bien un délit.

Agora Côte d’Azur était présente à l’audience.

 

SOLIDARITÉ CONDAMNÉE
La SOLIDARITÉ CONDAMNÉE
Une émission de Fathia MERFOUD

 

Sont intervenus dans l’émission :

 

– Claire MARSOL – Retraitée, Bénévole de l’association « Habitat et Citoyenneté »
– Sarah BEN KEMOUN – Avocate de Claire MARSOL
– Stéphane MAUGENDRE – Avocat et Président du « Groupe d’Information et Soutien des Immigrés » (GISTI). Témoin dans l’affaire
– Térésa MAFFEÏS – Présidente de l’ADN
– Paul MONMAUR – Retraité grassois
– Bernard MARQUEZ – Retraité, Cadre hospitalier et Thérapeute
– Michel – Militant bénévole

Radio Agora Côte d’Azur Inaugure ses nouveaux studios à Menton

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Radio Agora Côte d’Azur
Inaugure ses nouveaux studios à Menton
Samedi 19 septembre à 11 heures

 

studiomenton

 

Depuis 33 ans, Radio Agora Côte d’Azur a conquis les auditeurs de la Côte d’Azur
Sa diffusion s’est élargie jusqu’à la frontière italienne par l’obtention de sa troisième fréquence, 88.9 Mhz. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, en effet, a choisi Agora Côte d’Azur pour qu’une radio associative soit au service de la Riviera française, Menton et le Pays mentonnais.

 

Agora Côte d’Azur Menton déménage pour prendre ses quartiers en plein cœur de la Cité du Citron, 15 rue Partouneaux. Son équipe vous ouvrira les portes samedi 19 septembre à 11 heures lors de l’inauguration officielle des nouveaux studios. Vous serez accueillis par Jean-Claude GUIBAL, Député maire de Menton, et de Gilbert ANDRUCCIOLI, Président d’Agora Côte d’Azur et de la Fédération des Radios Associatives du Sud Est.

 

A cette occasion, nous vous dévoilerons la nouvelle grille des programmes de Menton et vous donnerons la parole de 14 h à 17 h pour une émission spéciale “Le Micro est à vous”. Fathia MERFOUD et son assistante Margaux BIANCHERI vous accueilleront en direct durant 3 heures ainsi que les Associations culturelles et sportives, les Artistes et créateurs du pays mentonnais et des environs.

 

Radio associative, créée en 1982 avec la fin du monopôle de la radiodiffusion, est une des plus anciennes du paysage radiophonique des Alpes-Maritimes. Elle informe et sensibilise les auditeurs aux politiques publiques et privées locales visant ainsi à renforcer le dynamisme social et au développement local.

 

En liaison avec les collectivités territoriales, les services de l’Etat, le mouvement associatif, au service exclusif du public, Agora Côte d’Azur défend l’exception française au service de la diversité culturelle, de pluralisme et de la liberté d’expression.

 

Fidèle à ses choix éditoriaux humanistes, contre toute discrimination, Agora Côte d’Azur soutient les créateurs et artistes de toutes disciplines. Elle accorde une priorité aux jeunes talents et s’engage résolument aux côtés des promoteurs de la culture régionale.

 
 

Intervention de Jean-Claude Guibal
Député / Maire de Menton
 
Discours de Jean-Claude GUIBAL – Député / Maire de Menton
 
 

Intervention de Gilbert Andruccioli
Président d’Agora Côte d’Azur
 
Discours de Gilbert ANDRUCCIOLI – Président d’Agora Côte d’Azur

 

« Je me souviens du temps, étant enfant, où je vais voir derrière le monumental poste de radio comment le monsieur qui parle est parvenu à se cacher. A cette époque, sur les ondes moyennes et grandes, avec un son bien médiocre comparé à celui d’aujourd’hui, l’offre de programmes est bien réduite. Dans le contexte du monopole d’Etat de la radiodiffusion on peut écouter Paris Inter et les stations dites périphériques car implantées à l’étranger, Radio Luxembourg depuis 1933, Radio Andorre depuis 1939, Europe n°1 depuis 1955. Dans notre région on peut profiter de Zappy Max sur RMC, mais, capter « Pour ceux qui aiment le Jazz » sur Europe n°1 n’est pas toujours facile.
A partir de 1954, le service public met en place des émissions en modulation de fréquence et en 1958 introduit la stéréophonie. La FM, née avec le disque microsillon, donne une excellente qualité au son, mais ne permettant qu’une diffusion locale, le service public couvre le territoire d’émetteurs apportant un excellent confort d’écoute et enrichit l’offre de programmes.
Toutefois la contestation du monopole d’Etat, contenue pendant de nombreuses années, prend peu à peu de l’ampleur. L’opinion publique, dans sa diversité, soutient de plus en plus largement cette contestation portée non seulement par ceux qui rejettent le monopole, vécu comme un frein à la liberté d’expression, mais aussi, et surtout, par ceux qui visent l’espace hertzien comme fonds de commerce.
Les « plus tout à fait jeunes » d’entre nous se souviennent des épisodes tragi-comiques des gendarmes pourchassant les radioteurs qui déménagent leur émetteur d’un toit sur l’autre et des radios qui, pourtant «pirates», parviennent à survivre, en toute illégalité, telle Radio Verte et Lorraine Cœur d’Acier de 1977 à 1981.
Ces deux-là, ironie de l’histoire, ne survivent pas à 1981 qui voit la fin du monopole, la première avalée par NRJ, la seconde chassée par les CRS. Une période aussi agitée que passionnante s’ouvre alors avec deux lois Fillioud, la première qui permet la naissance de 2000 radios associatives, la seconde qui les détruit presque toutes en livrant l’espace hertzien aux sociétés commerciales, avec la Haute Autorité de l’Audiovisuel qui parvient à mettre de l’ordre dans un paysage radiophonique devenu fou, avec la CNCL qui pour une bonne part, rétablit le désordre initial. Vous n’avez pas oublié, M. le Maire, l’aventure radiophonique vécue par la Ville de Menton à cette époque…
C’est la loi de 1986, dite loi Léotard, qui garantit aux radios associatives survivantes, par son article 80, un financement public justifié par leur engagement non lucratif et non commercial. La modification de cette loi en 1989, avec la création du Conseil supérieur de l’Audiovisuel dote les pouvoirs publics d’une Autorité Administrative Indépendante qui donne au paysage radiophonique une structure équilibrée qui est toujours la sienne aujourd’hui : le célèbre « Communiqué 34 » consacre l’existence d’une Catégorie A de radios associatives à côté du Service public et des opérateurs commerciaux, réseaux nationaux et éditeurs locaux.
Certes, aujourd’hui le service public n’est plus le même que celui d’avant 1981, mais sa tutelle reste la même, le secteur commercial propose une offre de programmes importante mais toujours au service de l’efficacité de la diffusion publicitaire. C’est avec l’émergence de radios associatives non commerciales au sein une économie sociale et solidaire, que la fin du monopôle a apporté au paysage radiophonique sa principale nouveauté.
En France, plus de 650 radios associatives, d’une foisonnante diversité animent la vie régionale et locale, soutiennent son dynamisme. Elles sont les partenaires des services de proximité de l’Etat, des collectivités territoriales, de leurs élus, du mouvement associatif, des acteurs sociaux, des établissements culturels, des créateurs et des artistes locaux, des promoteurs de la culture régionale et locale. Très souvent elles sont les seules à diffuser leurs informations, à leur donner quotidiennement la parole.
Indépendante des pouvoirs politiques, religieux, financiers, Agora Côte d’Azur remplit cette mission depuis 1984. D’abord avec un émetteur à Grasse, puis avec un second à Nice diffusant le même programme. Les services rendus, sa notoriété, son engagement au sein des organisations professionnelles des radios associatives lui valent d’être nommée pendant treize ans dans la Commission du Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique.
Quand le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel lance un appel à candidature pour une fréquence dans la zone de service de Menton, c’est tout naturellement qu’il sélectionne Agora Côte d’Azur.
Depuis nous diffusons le matin un programme spécifique à la Riviera française, au Pays Mentonnais.
Monsieur le Maire, vous avez accueilli Agora Côte d’Azur avec confiance et sympathie, partageant avec nous l’objectif de faire vivre une radio qui informe, qui soit le partenaire de la Ville de Menton, de son Pays, au service des tous les acteurs qui animent la vie locale dans le but de mieux vivre ensemble.
Aujourd’hui nous inaugurons les locaux que la Ville de Menton a mis à notre disposition sur votre proposition, après y avoir installé nos studios.
Grace à vous, cet outil offre une dimension nouvelle à notre action. Situé au cœur de la cité, facilement accessible, il va permettre à tous les acteurs locaux d’utiliser à plein les ressources de l’information et de la communication radiophoniques.
Monsieur le Maire, au nom des administrateurs d’Agora Côte d’Azur, de son personnel, des ses si nombreux animateurs bénévoles, je vous remercie pour votre accueil et votre confiance.
Je remercie vos services pour leur disponibilité et leur efficacité. Et je ne saurais oublier le personnel d’Agora Côte d’Azur. C’est son dévouement qui a permis l’existence et le développement de la radio :Vicky Berardi qui a participé à sa création, et en a fait la radio associative d’information de référence de ce département, Philippe Henry qui élabore le programme musical et met en ondes les émissions bénévoles avec bonne humeur et pédagogie, les techniciens André Scandale et Franck Herbeck qui ont fourni un considérable travail pour l’équipement des studios que nous inaugurons aujourd’hui, tout en assurant la maintenance quotidienne de toutes les installations, Jean-Philippe Nicolaï et Norbert Délimata qui animent l’antenne avec talent, Valentin Allard le webmaster qui a créé et administre notre superbe site internet et a conçu la décoration de la vitrine qui est sous vos yeux, Fathia Merfoud qui dirige l’antenne de Menton et que les responsables associatifs et les artistes mentonnais ont déjà adoptée, depuis peu rejointe par Margaux Biancheri.
Bien sûr je ne pourrai citer la centaine de bénévoles qui sont la richesse d’Agora Côte d’Azur et la rendent unique.
Je remercie chaleureusement François Rosso. Ce journaliste, amoureux de Menton, qui nous a accompagnés et guidés tout au long de notre installation dans cette belle ville.
Nos moyens sont limités, mais notre ambition est grande : faire que chaque mentonnais fasse d’Agora Côte d’Azur sa radio de référence, celle qui l’accompagne pour mieux connaitre son pays, mieux partager sa culture et ses loisirs, l’aider à prolonger ses rêves.

C’est avec confiance que nous abordons cette nouvelle étape. »
 

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Nous écouter

  • En modulation de fréquence (FM) : Menton : 88.9 Mhz, Grasse Cannes, 94 et Nice: 94.1 Mhz
  • Sur votre téléphone portable : Iphone ou Android
  • Sur Internet : http://agoracotedazur.fr/ et avec la Radio Numérique Terrestre

Actuellement, Agora Côte d’Azur propose un programme spécifiquement dédié à la Riviera et au Pays mentonnais de 7 heures à 13 heures.

Tribune « Après le GIP EPRA, le FSER ? »

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Tribune de Gilbert Andruccioli, Président d’Agora Côte d’Azur (06) et Jean-Claude Guillou, Président d’Alternative FM (95) en réaction à la nomination de M. Jérôme Bouvier au cabinet de Fleur Pellerin en qualité de « conseiller chargé des métiers de la presse et de l’information, de l’éducation aux médias et de la diversité ».

 

Après le GIP EPRA, le FSER ?

 

Nous avions appris, sans surprise, le recrutement de M. Jérôme Bouvier au cabinet de Fleur Pellerin en qualité de « conseiller chargé des métiers de la presse et de l’information, de l’éducation aux médias et de la diversité ».
Le communiqué du ministère de la culture et de la communication rappelait opportunément que le talent de Jérôme Bouvier s’était révélé « en 1980, responsable du service politique de « Combat Socialiste ».

 

Ses talents lui valurent d’entrer « à Radio France en 1982 comme journaliste et producteur de Radio Bleue. », et d’occuper ensuite diverses éminentes fonctions au sein du service public de la radio, de présider l’association « Journaliste & Citoyenneté » à partir de 2006, de créer en 2007, les Assises internationales du journalisme et de l’information, de devenir médiateur des radios de Radio France de 2009 à 2014.

 

On sait que depuis 2010, les ministères de la Culture, de l’Intérieur et de la Ville avaient mis en chantier la liquidation du Groupement d’Intérêt Public « Échanges et Productions Radiophoniques » (EPRA), liquidation qui s’avéra laborieuse car très décriée par les acteurs de la Politique de la Ville et rejetée par les radios associatives.

 

Jérôme Bouvier apparut alors comme le plus apte à accompagner en douceur la liquidation du GIP EPRA, que le gouvernement de Pierre Bérégovoy avait créé en son temps, et qui avait permis la constitution d’une monumentale bibliothèque sonore sur les thèmes de la solidarité, de l’intégration, des luttes contre le racisme et les exclusions.

 

Il produit, en 2013, à la demande des trois ministères, un rapport sur « les médias de proximité et de la diversité ». Bien entendu, il conclut au bien fondé de la décision de liquider le GIP EPRA et propose de le remplacer par une « Commission nationale Médias de Proximité & Diversité », « usine à gaz » n’ayant d’autre fonction que d’élever un rideau de fumée pour dissimuler la liquidation du GIP et le transfert de ses dotations financières vers d’autres bénéficiaires.

 

On ne sait si la « Commission nationale Médias de Proximité & Diversité » a une existence autre que virtuelle- mais l’important était de l’imaginer.

 

Récompensé pour ses bons et loyaux services, Jérôme Bouvier, poursuit, au cabinet de la ministre, son offensive contre les radios associatives. Voici, qu’après l’EPRA, il s’en prend au FSER. Dans une lettre à ses « chers amis » président de la CNRA et du SNRL il propose rien de moins que d’ouvrir le FSER aux « médias de la proximité et de la diversité ».

 

Cela « au nom de la convergence numérique élargir le FSER à ces nouveaux médias, en garantissant évidemment « la sanctuarisation » des subventions allouées aux radios associatives que vous représentez. »

 

On a vu comment le gouvernement a « sanctuarisé » les fonds du GIP EPRA….

 

Il s’agit tout simplement, sous le prétexte imaginaire de « convergence numérique » de remettre en cause le paysage radiophonique institué par la loi de 1986 et les décisions du CSA.

 

Le gouvernement Hollande–Ayrault-Valls a liquidé le GIP EPRA crée par Pierre Bérégovoy. Le laisserons-nous détourner le FSER issu des réformes Mitterrand-Mauroy ?

 

Gilbert ANDRUCCIOLI
Président d’Agora Côte d’Azur (06)

Jean-Claude GUILLOU
Président d’Alternative FM (95)

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RNT – Des convergences toxiques

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Des convergences toxiques

 

En 2011 nous avions constaté qu’un expert proche du parti socialiste (très proche…), David KESSLER, confortai t-en les aggravant- les conclusions d’un expert précédent plutôt proche de la droite (pas loin du tout…),  Marc  TESSIER, visant à convaincre qu’il est « donc clairement établi qu’il n’y a pas aujourd’hui d’espace économique pour un lancement national de la Radio Numérique » (voir « L’Arlésienne et la Radio Numérique Terrestre » – http://agoracotedazur.fr/actualites/larlesienne-et-la-radio-numerique-terrestre/ )

 

En 2012, le gouvernement socialiste de Jean-Marc Ayrault, décidait  de ne pas demander « l’attribution prioritaire de fréquences pour la diffusion en RNT des programmes de Radio France et de Radio France Internationale », s’inscrivant sans surprise dans les consignes des réseaux commerciaux du « Bureau de la Radio » opportunément validées par les deux experts précités. (Voir « Le Changement c’est maintenant »http://agoracotedazur.fr/actualites/rnt-le-changement-cest-maintenant/ )

 

(Il serait intéressant de connaître, lors de cette décision, qui lui a sans doute été imposée, l’état d’esprit de Jean-Marc Ayrault qui avait assuré, à Nantes, une remarquable promotion de la RNT avec le soutien des radios associatives)

Heureusement, le Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA) présidé par Michel BOYON et sous l’impulsion de Rachid ARHAB et d’Alain MEAR, sut résister aux pressions des lobbies et du gouvernement et accorda les autorisations d’émettre aux candidats des trois zones test, Paris Marseille et Nice.

Aujourd’hui, alors que depuis peu, dans ces trois zones, la diffusion en RNT a commencé, fait la preuve de sa qualité, que le CSA réfléchit à son rapport  imminent et –souhaitons-le – à de prochains appels à candidatures, voici  que le Bureau de la Radio, Messier, Kessler, le gouvernement, reçoivent un renfort inattendu pour mettre à bas la Radio Numérique Terrestre.

La Confédération Nationale des Radios Associatives (CNRA) constate,  fort justement, que « Les n

ouveaux projets issus de la RNT seront donc financés sur le dos des radios associatives existantes alors que ces dernières ne pourront, elles, obtenir aucun financement pour les aider à diffuser en bande III. Pire, le système existant à ce jour, non modifié, ne permet à aucune radio associative émettant déjà en FM d’obtenir de la part du FSER un financement spécifique pour émettre en RNT »

Après ce constat, un syndicat professionnel conséquent se devrait de mobiliser les radios associatives pour qu’il soit mis fin à une telle situation et que les moyens soient affectés au FSER pour y remédier.

Mais non !  La CNRA  demande au CSA de ne plus lancer d’appels à candidature en RNT !  On croit rêver : des représentants de radios associatives qui apportent objectivement leur soutien aux groupes financiers des réseaux commerciaux !

Pourquoi ne pas demander de cesser d’indemniser les chômeurs au motif que cet argent manquerait pour assurer la survie de ceux qui perçoivent le SMIC ? Et de mettre fin à la CMU pour mieux rembourser les cachets d’aspirine ?

Les radios associatives savent que leur avenir est dans un paysage radiophonique  pluriel porté par une radio numérique terrestre gratuite et accessible à tous. Elles savent que la bande FM n’est plus en mesure d’enrichir l’offre de programmes et n’offre pas une qualité sonore équivalente à la RNT.

Le repli sur soi aiderait les marchands de pub du Bureau de la Radio à maintenir leurs privilèges, sans apporter quoi que ce soit de plus au FSER.

Une seule solution, agir pour que la loi de 1986 soit respectée et que les fonds nécessaires soient attribués au FSER. Dire aux Sages du Conseil supérieur de l’audiovisuel de choisir l’avenir, en toute indépendance, comme l’ont fait leurs prédécesseurs.

 

Grasse, le 24 septembre 2014

 

Gilbert ANDRUCCIOLI
Président d’Agora Côte d’Azur
Président de la Fédération des Radios Associatives du Sud Est (FRASE)