Civilité & Citoyenneté

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Philippe Gourier & Aurélien Guinand

Le 4ème Mercredi du mois dans Le Mag 18/19

 

Des comportements de chacun qui harmonisent au quotidien les relations avec les autres, à l’engagement citoyen qui tend à améliorer la qualité de vie de tous, « Civilité & Citoyenneté » aborde sans tabous et de manière pratique toutes les implications possibles, individuellement ou collectivement, pour mieux vivre ensemble.

Expo : « Les habitants des quartiers parlent aux médias »

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« Les habitants des quartiers parlent aux médias »

Une exposition photographique d’Ettore Malanca

 

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Cette exposition constitue le fil rouge d’une enquête qui a débuté en septembre 2010, avec l’appui de l’ACSE Nord-Pas-de-Calais et d’Agora FM (Alpes Maritimes). Le constat initial était celui de la méfiance généralisée, dans les quartiers populaires, à l’égard des médias. Le Nord-Pas-de-Calais n’échappait pas à cette réalité. C’est dans cette région que nous avons débuté notre enquête. A Maubeuge, le quartier des Provinces Françaises s’offusquait contre le reportage « Peur dans la cité » tourné par l’équipe de Sept à Huit (TF1). A Lille Sud, un homme nous racontait comment on lui avait ajouté une fausse barbe pour illustrer une émission sur l’intégrisme. Nous avons exploré une dizaine de quartiers populaires du Nord-Pas-de-Calais, y avons rencontré de nombreux habitants frustrés, révoltés, parfois meurtris face au traitement médiatique dont ils font l’objet. Nous avons recueilli leur analyse, leur colère et leurs revendications. Nous sommes aussi allés à la rencontre d’habitants engagés, dans le secteur associatif ou à titre personnel. Des habitants qui ont dépassé ce mécontentement pour agir et transformer un discours médiatique qu’ils ne considèrent pas représentatif de leur réalité. Ils s’en sont emparés pour le faire vaciller, pour proposer une alternative. Nous n’avons pas non plus oublié les professionnels de la pensée, de l’information ou de l’image qui réfléchissent et questionnent constamment leurs pratiques dans ces territoires. Nous avons tendu le micro à ceux qui tentent, en empruntant des chemins de traverse parfois difficiles, de parler plus justement de ces zones urbaines dites « sensibles ».

 

Sensibles, ces habitants le sont, partout en France. Dans une deuxième phase de l’enquête, nous les avons rencontrés, de Grenoble à Nice, en passant par Villeurbanne ou Marseille, ces habitants avides de politique. Avides de lien social, d’engagement, de débat, tout en rejetant les étiquettes des partis et les discours des élus. Des habitants sensibles à une information différente. Une info du quotidien, de la banalité. Une info qui décortique et analyse les enjeux d’un territoire, sans tabou mais en refusant de se contenter de clichés vendeurs. Une info qui leur donne la parole, qui remette leurs préoccupations quotidiennes au cœur de débats nationaux et d’enjeux politiques. Sensibles, ces habitants le sont, partout en France, à l’image qui leur est renvoyée par les médias. Car les clichés ont la peau dure.

Souvent, ces hommes, ces femmes, ont l’impression que leur parole, leur image leur échappe, déformée parfois, souvent incomplète. Dans chacun des quartiers de France que nous avons visités, les habitants dénonçaient le choix médiatique d’un prisme policier, solution de rapidité et de confort, ainsi qu’un suivisme de l’agenda politique. Trop peu d’immersions, trop peu d’enquêtes de terrain pour décrypter les enjeux de ces territoires.

 

Cette fracture médiatique est-elle spécifique à l’hexagone ? Retrouve-t-on chez nos voisins les mêmes questionnements, les mêmes points d’achoppement ? Nous sommes allés à Glasgow, en Ecosse, à la rencontre des habitants du quartier désindustrialisé de Govan. Laissés en marge, ils luttent pour leur reconversion professionnelle et sociale et pour une révolution des représentations. En Slovaquie, nous avons découvert un quartier qui concentre, après des années d’une politique urbaine de relégation, 6000 Roms, avec 99% de chômage. Là-bas, les aides de l’Union Européenne ne parviennent pas à endiguer leur ghettoïsation et leur discrimination. Nous avons analysé le traitement médiatique et politique des émeutes de Londres, en août 2011, un discours privilégiant l’idée d’un effondrement moral de la famille, évinçant tout mécanisme social structurel. Tous ces questionnements nous ont amenés, jusqu’en Suisse. Car c’est bien une équipe de journalistes suisses qui décidait, en 2005, de s’immerger trois mois en banlieue parisienne, à Bondy, pour comprendre les révoltes qui agitaient l’Hexagone. Refuser le reportage de guerre et le décompte de voitures brulées pour tenter de comprendre le fond des choses, de saisir les rouages sociaux d’un malaise.

 

Ni misérabiliste, ni sécuritaire, cette exposition tente de décaler les représentations, de briser le miroir déformant à travers lequel nous percevons les quartiers populaires. Pour une fois, laissons les habitants des quartiers parler aux médias…

 

Retrouvez la version PDF de l’enquête sur notre site : http://agoramiroir.e-monsite.com/

 

Présentation Agora Miroir

« Vus, lus, entendus, les habitants des quartiers parlent aux médias… »

 

Apparu au XIIIe siècle, le mot « banlieue » fait référence d’un point de vue étymologique à celui de « ban », un espace géographique et politique sur lequel s’exerce le pouvoir d’un seigneur féodal. A la suite d’une longue évolution qui débute au XIXe, ce terme de « banlieue » vient qualifier les quartiers populaires de la périphérie des grandes villes industrielles. En 1932, Ribelulo écrit dans l’hebdomadaire la Vie ouvrière : « Dans les banlieues, Par les routes interminables, Pendant des lieues, Dans un fracas épouvantable, En course vagabonde, S’étendent, Les bras de la Cité, tentacules du monde ».

Banlieue, cité, ZUP, quartier populaire, zone sensible ou prioritaire, ces territoires concentrent une population française et d’origine étrangère d’ouvriers et d’employés dans un habitat le plus souvent social. 1970, les premières émeutes urbaines éclatent en région parisienne dans la cité des 4000 à La Courneuve, puis au cours des années suivantes à Vaulx-en-Velin près de Lyon.

En septembre 1981, les affrontements dans la cité des Minguettes à Vénissieux font l’objet d’une couverture médiatique de grande ampleur. En 1980, « la montée du chômage et des problèmes sociaux qu’il engendre, un nouveau sujet s’est progressivement imposé dans l’actualité, celui des banlieues à la dérive. Les médias ont été, amenés à aborder, généralement à la suite d’incidents plus ou moins violents ou spectaculaires, le problème des quartiers dits difficiles » note le sociologue Patrick Champagne (1). A l’issue des émeutes urbaines qui ont débuté le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois, l’état d’urgence est déclaré en France le 8 novembre 2005.

Premières victimes des crises économiques et financières depuis les années 1970, les habitants de ces quartiers subissent de plein fouet les difficultés de violence, de chômage, de déscolarisation et autres problèmes sociaux. Stigmatisées et discriminées, ces populations font la une du 20 heures. Des unes qui ne sont pas de purs artefacts. Elles reposent sur une certaine réalité objective. Mais au lieu de creuser la question des processus causaux à l’œuvre, les médias restent souvent focalisés sur des représentations alarmistes des évènements, bien plus spectaculaires : insécurité, trafic de drogue, alcoolisme, pédophilie, violences en tous genres et islamisme dans un joyeux amalgame de prêt-à-penser idéologique.

Le traitement de « la banlieue » par les médias, notamment la télévision et la radio, apparaît souvent, pour ces populations visées, mais aussi pour des secteurs de plus en plus larges de l’opinion, non pas comme une approche informative de la réalité mais comme une intervention agressive qui constitue un problème de plus.

Quels sont les regards que les « banlieusards » portent sur ces journalistes, éditorialistes, experts et autres « sachant » qui, quotidiennement, les dissèquent, les jugent et portent leur parole ?

Attention, les termes « banlieusards » et « journalistes » peuvent apparaitre comme des catégories homogènes. Il n’en est rien. La mobilité résidentielle, la fréquence des mouvements pendulaires entre lieu de travail, activités de loisirs et lieu d’habitat, les disparités importantes en termes de catégories socioprofessionnelles et nationalités, selon les immeubles et les cages d’escalier tendent à montrer que « la banlieue » est loin de constituer un groupe(²). Il serait donc vide de sens de dresser un tableau de ce que « les banlieues » pensent « des médias ». Il ne faudrait pas non plus tomber dans le piège du « journalisme ». Il est évident qu’il faudra parler « des » journalismes tant diffèrent sous un même terme les pratiques, contraintes, positions hiérarchiques, secteurs d’activité. Il faut prendre conscience des transformations du fonctionnement journalistique. La montée des logiques commerciales, la déspécialisation et l’omniprésence du prisme « fait divers » qui impose une définition du problème social, celle de l’institution policière. Et parmi les médias dominants, il faut prendre conscience du poids symbolique énorme de la télévision, par sa large diffusion et sa forte capacité d’imposition de la réalité.

Comme Bourdieu l’affirmait dans La domination masculine, « la violence symbolique s’institue par l’intermédiaire de l’adhésion que le dominé ne peut pas ne pas accorder au dominant lorsqu’il ne dispose pour le penser et pour se penser ou, mieux, pour penser sa relation avec lui, que d’instruments de connaissance qu’il a en commun avec lui et qui, n’étant que la forme incorporée de la relation de domination, font apparaitre cette relation comme naturelle ».

Le projet Miroir(s) a proposé d’autres instruments de connaissance, des cadres d’expression alternatifs pour permettre de sortir les habitants des banlieues de la relation de domination médiatique et instaurer une discussion, une écoute, un respect de chacun. Donner la parole à ces femmes, ces hommes, ces jeunes, leur permettre de témoigner par l’écrit, le son et la photographie sur l’image que véhicule quotidiennement les médias à leur encontre et surtout sur la façon dont eux-même se représentent collectivement ou individuellement.

Vus, lus, entendus, les Habitants des quartiers parlent aux médias… 

  1. Le traitement médiatique des malaises sociaux – Patrick Champagne – Les Cahiers du journalisme n°2 – Déc. 1996
  2. Les médias et la banlieue – Julie Sedel- INA 2009

 

En collaboration avec les services de la Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale Nord-Pas-de-Calais (DRJSCS), il a été proposé sur une période de trois ans de réaliser un ouvrage de textes et photographies, ainsi qu’une série d’émissions radiophoniques, donnant la parole aux habitants des quartiers.

A partir de rencontres et d’entretiens individuels et collectifs organisés dans cette région avec les associations, les comités de quartiers, les structures socioculturelles, deux livrets-disques (48 pages chacun et deux disques présentant 12 émissions) ont été édités. Ils permettent de rendre compte de la façon dont est reçue, ressentie et réagie l’image des quartiers populaires véhiculée par les médias dominants. Par une série d’interviews, de portraits, d’encadrés, de photos et de réalisations sonores, il est donné à lire, à voir et à entendre – en tentant de se détacher au maximum des a priori du sens commun – les propos de ces hommes et de ces femmes et leur propre représentation de leur réalité.

Dans un style dynamique et non institutionnel, il est rendu compte d’une autre réalité médiatique. Recueil d’expériences, critiques formulées, tentatives d’analyses et perspectives constituent la ligne éditoriale de ce projet modeste dans son économie, mais ambitieux dans son objectif.

Le champ d’investigation s’étend à une série d’agglomérations en France et dans quelques pays européens. Au départ de Lille, capitale européenne de la culture en 2002, qu’en est-il de la réalité et du ressenti à l’égard des médias dans la cité des 4000 à La Courneuve, les quartiers Nord de Marseille, les HLM de la cité de Montmirail à Toulouse, celles du quartier Hautepierre à Strasbourg, à Chartres, à Amiens, dans les quartiers de l’Ariane et Saint-Augustin à Nice ? Existe-t-il des spécificités régionales ? Des actions citoyennes revendicatives ?

A l’heure de la mondialisation des échanges médiatiques, quelle est la situation chez nos proches voisins européens : Belgique, Danemark, Italie, Suisse, Espagne, Grande-Bretagne ? A l’automne 2005 – toutes comparaisons gardées – des émeutes urbaines avaient éclaté dans certains quartiers des grandes villes en Europe…Contagions ou réactions aux événements français. Etudes comparatives.

 

Descriptif :

Concernant les brochures:

D’un format 15 x 21 cm, ces brochures de 48 pages couverture comprise, A5 fermé, A4 ouvert, quadrichromie, ont été éditées en 2000 exemplaires et imprimée sur un papier couché moderne brillant 170 g. Reliée au point mousse, le choix de la qualité a été retenu pour donner envie de lire, offrir et conserver cet ouvrage. Le cd conditionné en pochette plastique est collé à l’intérieur.

Concernant la réalisation de l’exposition photographique :

Cinquante photographies prises dans dix villes du Nord-Pas-de-Calais, huit villes en France et deux villes en Europe sont présentées sous verre et encadrées. Des citations des habitants des quartiers ponctuent le parcours du visiteur.

Concernant les productions radiophoniques :

Ces émissions radiophoniques sont au nombre de huit sur le premier livret, trois sur le second. Elles constituent une carte postale sonore, témoignages réels de l’environnement professionnel et personnel des habitants des quartiers.

Outre une production spécifique de ces modules sur CD annexé au livret, ces émissions radiophoniques ont été diffusées sur les ondes d’Agora Côte d’Azur dans les Alpes-Maritimes (Grasse (94 Mhz), Nice (94.1 Mhz) Menton (88.9 Mhz)) et proposées à l’ensemble des radios associatives intéressées en France et en Europe. Elles ont également été acquises par l’EPRA, groupement d’intérêt public Echanges Productions Radiophoniques, hélas dissous aujourd’hui.

 

Les acteurs :

 

Noémie COPPIN

noemieNoémie Coppin est née à Lille. Elle y étudie la sociologie à l’Université des Sciences et technologies de 2005 à 2008. Elle passe sa licence et part un an en Irlande, à Dublin, où elle étudie particulièrement le phénomène nouveau de l’immigration auquel le pays est confronté, et les conséquences sociales et politiques que le virage implique dans la société irlandaise. Elle publiera un essai sur le sujet dans la Social and Political Review du Trinity College.

Revenue en France, elle anime une émission sur Radio Campus pour laquelle elle réalise un documentaire radio autour des sans-papiers lillois. Elle entre à l’école supérieure de journalisme de Lille à la rentrée 2008. Dans le cadre de sa formation, elle part travailler au bureau de France 2 à Pékin et exerce le mandarin qu’elle parle depuis 6 ans. Elle part aussi travailler un mois dans un quotidien anglophone à Tbilissi, en Géorgie, expérience qui confortera son attrait pour les territoires en transition, paradoxaux et médiatiquement sous-exposés.

Pour repenser l’approche médiatique sur les banlieues, en dents de scie et souvent guidée par le prisme du fait divers, elle travaille avec le recul sociologique. Une approche qu’elle développe dans le cadre de l’école auprès de Luc Bronner, spécialiste des banlieues pour Le Monde, par une série de reportages à Lille Sud.

Lauréate 2010 du « Foreign correspondant programme » à Helsinki, elle est spécialiste de la Finlande. Vivant à Lille, elle est par ailleurs pigiste occasionnelle pour Libération dans le domaine culturel.

 

Ettore MALANCA

ettoreEttore Malanca est né à Ravenne en Italie où, très jeune, il s’initie à la photographie. Il commence à travailler dans le  photojournalisme, et collabore avec les plus grands magazines Italiens. En 1975, il décide de se lancer dans la photo de publicité et industrielle. Une parenthèse qui dure huit ans. En 1983, il s’installe à Paris où il retrouve le photojournalisme (sa vraie passion) à l’agence  Viva-La Compagnie des Reporters. Deux ans plus tard, il entre chez Sipa Press pour laquelle il parcourt  la planète pendant près de  20 ans. Son travail a été publié dans les plus importants magazines (Life, Time, Newsweek, New-York Times Magazine, Paris-Match, Figaro-Magazine, Panorama, Epoca, L’Express…) A l’aube des années 2000, il quitte l’agence SIPA pour se consacrer à des projets photographiques à long terme, plus personnels et plus audacieux.

Il participe à plusieurs expositions internationales en Italie, aux USA et en France notamment dans le cadre du Festival International du Photo-journalisme de Perpignan en 1992, 1998, 2000 et au Festival de la Photo de Rouen en 1993. Expositions: Selvatico  à Cotignola (RA) Italie en 2006,   Les Tsiganes de Slovaquie a Ravenne Italie  en 2008, et sur les photographes Italiens du WorldPressPhoto a Rome  Mars-Avril 2010,  à  Artéfoto Festival de Castelli di Jesi  Ancona-Italie Mai-Juin 2010, et au Centre International de la Photographie Scavi Scaligeri Verona Italie Juin/2010.

Principaux  Prix :

  • Trophée Agena pour le meilleur reportage humanitaire en 1992.
  • Meilleur reportage de société  1992, 1993, et en 1998 au Festival de la Photo d’Angers.
  • Prix Marc Flament en 1997.
  • Prix Olivier Rebbot,  pour le meilleur reportage de l’année, décerné par l’Oversea Press Club of America et  Newsweek en  1998.
  • Pictures of the Year : Troisième Prix en 1997 et 1999.
  • Pictures of the Year : Premier Prix en 2000.
  • World Press Photo : Troisième Prix Catégorie Daily Life Story en 1998.
  • Bourse 3P en 2005 sur le travail des Tsiganes de Slovaquie

 

Stéphane GRAVIER

stephNé en Algérie, Stéphane Gravier découvre le métier de journaliste au début des années 1990 dans les Alpes-Maritimes. Autodidacte, il débute sa passion dans une radio locale associative, Agora FM, où il se forme aux techniques d’interviews et de reportages de terrain. Parallèlement, il écrit pour différents journaux dont le mensuel des activités sociales des personnels des industries électrique et gazière, le CCASinfos. Producteur et réalisateur pour la banque de programme Echanges Productions Radiophoniques, il travaille depuis plus de quinze ans sur les sujets de sociétés et de lutte contre les discriminations.

Installé à Lille depuis 2006, il travaille en freelance. En 2008, il publie « J’ai testé le SCV…voyage au cœur du volontariat en Nord-Pas-de-Calais » en collaboration avec les Directions régionales de l’ACSE et du Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports Nord-Pas-de-Calais. En 2009, il collabore à l’ouvrage « 1909-2009, Un siècle de Vie ouvrière » paru au Cherche midi.

Il est aujourd’hui rédacteur en chef de la revue de la CCAS

 

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